top of page

Léonore Rémy et Malo Pindat de Tonquedec : deux talents confirmés à Aramis

  • il y a 3 jours
  • 3 min de lecture

Ils n’ont pas été découverts à Lyon. Et c’est justement ce qui rend leur parcours intéressant.

Quelques mois avant le Challenge Aramis, Léonore Rémy et Malo Pindat de Tonquedec s’étaient déjà distingués aux Championnats de la Méditerranée M15 : l’or pour Léonore à l’épée dames, le bronze pour Malo chez les garçons.

À Aramis, ils n’ont donc pas surgi de nulle part. Ils ont confirmé, dans un autre décor, ce que leurs résultats annonçaient déjà : deux jeunes talents français à suivre de près.

Le Tournoi Porthos ne raconte pas seulement qui gagne. Il révèle aussi des tempéraments.

Dans un format en une touche, mixte, rapide, où chaque décision compte, Léonore et Malo ont montré deux façons très différentes d’aborder la compétition.

Léonore, le plaisir qui donne de l’élan

Léonore Rémy est arrivée détendue, avec l’envie de profiter et de s’amuser. Elle a aimé ce format original, l’ambiance, la possibilité de tirer contre des adversaires différents. Puis, au fil des tours, le plaisir s’est transformé en conviction.

Après sa victoire en tableau de 16, elle comprend qu’elle peut aller loin. Son parcours s’arrête en quart de finale, avec forcément un peu de frustration, si près du podium. Mais il lui laisse surtout le souvenir d’un très beau moment : une compétition intense, une belle ambiance, et la satisfaction d’avoir été la première fille du Tournoi Porthos.

Trois mots résument son parcours : joie, amusement, frustration.

Léonore ne dramatise pas son résultat. Elle ne prétend pas avoir franchi une étape décisive. Mais elle sait désormais qu’elle peut exister dans ce type de rendez-vous. Et cela nourrit la suite : gagner la Fête des Jeunes, puis viser un jour les équipes de France M17 et M20.

Malo, l’exigence d’aller au bout

Malo Pindat de Tonquedec est arrivé avec un autre état d’esprit. Lui voulait gagner. Le stress était là, justement parce que l’objectif était clair.

Il atteint la finale. Mais c’est cette finale perdue qui reste son match le plus marquant. Avec le recul, Malo ne cherche pas d’excuse. Il retient une leçon simple, presque une règle de compétiteur : il faut toujours décider.

Dans un tournoi en une touche, ne pas décider, c’est déjà laisser l’autre prendre l’avantage. Malo repart donc avec une déception, mais aussi avec une piste de travail. Son Porthos lui a permis de mieux identifier ce qui reste à construire : conclure, assumer, finir.

Trois mots résument son tournoi : fierté, concentration, déception.

Lui non plus ne parle pas de révélation. Il avait déjà connu des résultats de ce niveau. Mais ce parcours confirme sa confiance et ses ambitions : gagner les championnats de France M15, puis rejoindre un jour l’équipe de France.

Son conseil aux futurs participants tient en trois mots : faites-vous confiance.

Un passage de relais avec Nolan Wingerter

La mise en relation avec Nolan Wingerter donne tout son sens à cette mise en lumière.

Nolan connaît la valeur d’Aramis. Pour lui aussi, cette compétition a été l’un des premiers lieux de confrontation avec de jeunes tireurs étrangers, un premier contact avec ce qui ressemble déjà au haut niveau.

Depuis, son parcours a pris de l’ampleur : vice-champion du monde junior, médaillé en coupe du monde junior, vainqueur sur le circuit européen U23, athlète au pôle France INSEP.


Mais ce qu’il veut transmettre dépasse le palmarès. Nolan parle de partage, d’accompagnement, de l’envie de redonner ce qu’il a reçu.

Léonore aimerait l’interroger sur sa manière de concevoir l’escrime. Malo voudrait comprendre à quoi a tenu sa réussite sportive. Deux questions différentes, mais une même envie : apprendre de ceux qui avancent déjà sur le chemin.


C’est là que le Challenge Aramis prend tout son sens. Il ne se contente pas de repérer des résultats. Il met en lumière des profils, crée du lien, ouvre des perspectives.

Léonore a montré que le plaisir pouvait porter loin. Malo a rappelé qu’une défaite pouvait devenir une leçon.

Tous deux repartent avec plus qu’un souvenir : une direction.


Et peut-être est-ce cela, au fond, l’esprit Aramis : confirmer les talents, puis les aider à regarder plus loin.


 
 
 

Commentaires


NOS PARRAINS

bottom of page