Croire en ses rêves, c’est oser rester dans l’arène.
- Aramis & Cie

- il y a 1 jour
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Il a l’œil de ceux qui savent ce que “se battre” veut dire — pas contre quelqu’un, mais pour quelque chose.
Pour Jacky Fallut, fondateur du Challenge Aramis, la compétition n’a jamais été un simple passage obligé : c’est un terrain de vérité, un moteur, un art de vivre.
« J’ai grandi avec cette idée qu’on apprend à se connaître dans le feu de l’action. La compétition n’est pas une contrainte, c’est un jeu exigeant, un miroir de ce qu’on est capable d’être. »

Du pentathlon à l’escrime : l’école du mouvement
Avant d’être maître d’armes, Jacky vient du pentathlon moderne, cette
discipline totale où se mêlaient alors escrime, tir, natation, course et équitation.
« Le pentathlon, c’est sûrement le sport olympique qui a le plus évolué. Il a su s’adapter, se moderniser sans perdre son âme. Une école du sport incroyable ! Et l’escrime qu’on y pratique, en une touche, m’a profondément marqué. On doit être prêt tout de suite, lucide, rusé, décisif. Je crois que c’est là que j’ai appris à aimer les formats courts, intenses, où tout se joue sur une action. »
De cette école du réflexe et de la passion, il gardera une philosophie : celle d’un sport qui se réinvente sans se renier.
C’est ce fil qu’il tissera plus tard avec Aramis.
Le goût des routes et des victoires éphémères
Lorsqu’il fonde le Challenge Aramis, Jacky ne veut pas créer une compétition de plus. Il veut raviver l’esprit du challenge, celui qui l’a fait vibrer des années durant, arpentant la France de gymnases en salle d’armes.
« J’ai adoré voyager pour tirer. Chaque déplacement était une aventure. On découvrait des clubs, des adversaires, des amis. On gagnait parfois, on perdait souvent, mais on vivait. »

Cet amour du jeu pur, du combat franc, de la victoire éphémère mais intense, il refuse de le voir disparaître. Car c’est lui, dit-il, qui forge le caractère des jeunes, plus que n’importe quel classement.
« Ce que je veux défendre, c’est ce goût du risque, cette flamme qui pousse à se lever pour aller s’entraîner et croiser le fer. Le véritable challenge, c’est ce que l’on se fixe soi-même, pas ce que l’on nous impose. »
Une autre idée de la compétition
Pour lui, la compétition doit rester un moteur d’engagement, pas une mécanique d’élimination.
« Beaucoup d’enfants tirent aujourd’hui dans l’attente d’un résultat, d’un point, d’une sélection. Ils en oublient le plaisir de tirer. »
Le Challenge Aramis a donc été conçu comme un antidote à cette dérive.
Sa formule, où toutes les équipes disputent le même nombre de matchs, encourage le jeu, la progression, la confrontation constructive.
La succession de matchs toujours plus serrés contribue à vivre des émotions croissantes, quel que soit son niveau.

Le Tournoi Porthos, en une touche, en est la quintessence : une parenthèse de pure intensité, sans calcul, où chacun, fille ou garçon, a sa chance.
« Cette touche unique, c’est un symbole : celle qu’on n’a pas le droit de rater, mais que l’on n’oublie jamais. »
Une passerelle entre générations
Jacky parle du Challenge comme d’un pont. Entre les jeunes qui découvrent la compétition et les athlètes confirmés qui viennent les inspirer.
« J’aime à penser que ce rendez-vous donne aux jeunes l’envie de continuer et de développer leur soif de progresser. Il faut pour cela qu’ils puissent s’identifier. C’est en interagissant avec les champions que l’on appréhende mieux ce qu’est l’engagement. »

Chaque édition réunit ainsi des parrains et marraines de haut niveau : un moyen de montrer que la performance est à la fois exigeante et accessible.
« Le haut niveau n’est pas une tour d’ivoire. Pour en avoir côtoyé un certain nombre au cours de ma carrière, je sais combien ces athlètes sont des gens qui ont cru en eux et qui se sont donné les moyens pour réussir. Je veux que les plus jeunes le ressentent. »
Tenir le fil du jeu
Malgré les obstacles, la pandémie, les inerties administratives, Jacky persiste. Pas par obstination, mais par fidélité; la fidélité à une idée simple : la compétition comme une école de vie.
« Ce n’est pas seulement un évènement, c’est un état d’esprit. On se bat, on apprend ensemble, on partage, on s’encourage. Ce n’est pas une ligne sur un calendrier, ce peut être une aventure collective, et bien heureusement, certains l’ont bien compris et sont fidèles au rendez-vous. »
Et quand on lui demande ce qui le motive encore, il répond sans détour :
« Parce qu’il faut des lieux où le jeu reste vivant. Où la jeunesse sent qu’elle a le droit de se dépasser, de perdre, de gagner et surtout, de rêver... »

Sur les pistes, les tee-shirts du Challenge Aramis sont devenus des souvenirs en mouvement.
Chaque édition, à Lyon ou ailleurs, prolonge la promesse initiale : celle d’un sport où l’on ose encore relever un défi, pour la beauté du geste et la joie du combat.
« Tant qu’il y aura des jeunes pour rêver d’une victoire, même d’un jour, Aramis aura sa raison d’être. » - Jacky Fallut
“J’ai toujours fait confiance à la jeunesse…” - en hommage à son grand-père Robert Fallut















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